Alonso : Ferrari me procure un plaisir énorme

Publié le par ii-st3ve57-x

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Une semaine avant le Grand Prix d'Espagne, pays natal de Fernando Alonso, ce dernier a donné une interview au journal 'Corriere della Sera'

-Le Grand Prix d'Espagne, qui aura lieu le 9 Mai prochain sera un avantage ou juste une énorme pression pour vous ?

"Je pense que ce sera un grand avantage pour moi. Les spectateurs viendront dans l'attente de nous voir gagner, et nous ferons tout pour ne pas les décevoir."

-Comment fait un champion comme vous, en prenant le risque d'avoir un accident à tout instant ?
"C'est une chose à laquelle je ne pense pas vraiment. Je sais que je dois mener une vie calme, parce que mon travail dépend de mes capacités physiques. Je fais tout avec beaucoup d'attention et beaucoup de soin. Forcément, vous vivez toujours avec une petite peur, mais quand vous êtes en course, vous voulez être le premier, et le risque zéro n'existe pas."

-Vous êtes pragmatique, mais est-ce que vous êtes également fataliste ?
"Je pense que nous sommes les maîtres de nos destins. J'ai volé le départ en Chine, ce n'était pas le destin, c'est uniquement moi qui est commis une erreur."

-Après une telle faute, à quoi pensez-vous ?
"Et bien on réfléchi, et on est forcément déçus. On pense obligatoirement à ce qu'il se serait passé sans cette erreur."

-Depuis le temps que tout le monde vous annonçait chez Ferrari, vous y êtes enfin parvenu:
"Je n'ai pas pu gagner avec McLaren en 2007, il en fut de même avec Renault ces deux dernières années, mais je ne suis plus le même pilote qu'en 2006.
Ferrari a remporté le championnat constructeur et pilote avec Raikkonen en 2007, puis le Titre Constructeurs en 2008. Puis, à la fin de la saison 2009, j'ai rencontré Ferrari, et nous nous sommes rendu compte que nous étions fait pour travailler ensemble."


-L'équipe de Maranello vous a-t-elle livré l'émotion à laquelle vous vous attendiez ?
"Non, ce fut très différent de ce que je pouvais imaginer. C'était encore mieux. Je pensais arriver dans l'écurie la plus forte du plateau, pouvant tirer le maximum du potentiel de la voiture.
Mais Ferrari est beaucoup plus que cela : c'est une passion, une philosophie, un mode de vie."


-Derrière sa visière, qui est l'Alonso que tout le monde connait ?
"C'est un gars calme. Je dirais même agréable, et romantique. Il n'a pas de caractéristiques spéciales, je suis juste un gars normal. Je suis réservé et je ne le cache pas. Mais quand je me sens à l'aise, je m'exprime librement".

-Vous dites que vous êtes réservé, défendez-vous votre vie privée ? Ou préférez-vous en délivrer une partie ?
"Je devient en colère quand tout le monde veut entrer dans ma vie privée. Mes parents m'ont toujours répéter : le circuit est une chose, la famille en est une autre. Le Fernando Alonso que vous connaissez n'apparait que lors des Grand Prix, il disparait ensuite après la course."

-Qu'est-ce que vous n'aimez pas en Formule 1 ?
"Je déteste quand les gens interprètent et transforment ce que l'on dit."

-Quel est votre idole dans le monde du sport ?
"Mon idole ? Miguel Indurain. Une personne réservée comme moi, en exaltant dans l'action. Un superhéros."

-Savez-vous que l'on vous considère comme un héros ?
"Non, je ne savais pas que les gens pensaient ça de moi. Mais je sais que les pilotes ont un statut particulier pour les fans."

-Un espagnol en Italie ... c'est comment ?
"Les Espagnols et les Italiens ont le même mode de vie. Nous aimons nous amuser, mais nous sommes aussi très professionnels dans ce que nous entreprenons."

-Voyez-vous l'Italie divisée entre le Nord et le Sud ?
"Non, en l'Italie, je vois un pays uni. N'oubliez pas que je viens d'un pays où nous avons des basques, des catalans et même des séparatistes des Asturies ... ".

-Que pensez-vous de votre Roi, Juan Carlos, est-il un Espagnol du troisième millénaire ?
"Les Jeunes gens le respectent, mais ils n'y prêtent que très peu d'attention. Il fait plutôt partit de la génération précédente, celle de nos parents et grand parents."

-Si vous aviez une baguette magique, que changeriez-vous dans le monde ?
"Le monde est dans une mauvaise position en ce moment. La pauvreté et la richesse créent un manque énorme. Je pense que c'est ce que je changerai, il n'y aurait donc plus de pauvre, ni de riche."

-Comment gagne-t-on un championnat ?
"Tout d'abord, il faut une voiture performante. Vous avez aussi besoin de chance. Gagner un championnat dépend de chaque course, là où il faut marquer le maximum de points. Un championnat se gagne également sur la malchance des adversaires".

-Le pilote ne compte pas ?
"Tout compte, nous travaillons d'abord au garage, ensuite, nous travaillons en piste. Un pilote doit être à la hauteur de la voiture, même plus, pour pouvoir en tirer le meilleur, la voiture réalise eviron 90% du travail, le pilote fait le reste, en la poussant à ces limites."

-Red Bull, Ferrari puis McLaren : est-ce l'ordre exact du championnat à l'heure actuelle ?
"Les Red Bull sont très fortes en qualifications. Mais nous sommes en mesure de les rattraper en course. McLaren sait comment développer ses voitures très vite, mais nous ne faisons pas les choses à moitié de notre côté. Je pense donc que nous sommes très bien placé pour le championnat."

-Parlons de Schumacher. Le fait qu'il soit partie chez Mercedes vous surprend t-il ?
"Oui, beaucoup. J'ai été même très surpris qu'il revienne en Formule 1 ... avec le passé qu'il a eu".

-En Chine vous avez été critiqué pour avoir dépasser Massa à l'entrée de la voie des stands. Le feriez-vous de nouveau ?
"Oui, bien sur, si je pense être mieux positionné en course, je le ferai."

-Pensez-vous que votre duo avec Felipe Massa pose problème ?
"Felipe et moi sommes complémentaires. Quand il me manque quelque chose, il est là, et inversement. Nous apprenons toujours un peu plus de l'autre. "

-Fernando, qui aimez-vous dépasser en course ?
"J'adore dépasser Schumacher, le savoir derrière est toujours agréable. C'est tellement agréable que l'on en parle toute une semaine."

-Voulez-vous donner un conseil à Valentino Rossi, qui pourrait bien venir en Formule 1 ?
"Il est le numéro 1 en Moto GP, personne ne pourra faire mieux, même dans quelques années. S'il souhaite venir en Formule 1, il sera accueilli à bras ouvert, pour le reste, je n'ai pas de conseil particulier à lui donner."

-Les Espagnols et les Italiens sont très religieux. En Italie il y a même un Pape. Est-ce que vous êtes un homme religieux ?
"Permettez-moi de le rappeler, je ne crois pas au destin, si un avion s'écrase et qu'il y a des victimes, ça n'est pas parce que cela devait arriver, cela vient seulement de plusieurs facteurs d'avant l'incident."

Publié dans Fernando Alonso

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la petite popotte de cristaxou 05/05/2010 07:30



Petit coucou du jour et clic du jour


soignes toi avec ce temps c'est pas étonnant ....


bonne journée



raissa 05/05/2010 06:15



coucou,


tres interessant ce question reponse, et instructif. quand a ta question sur la bande des pneu slick, je n' aurai pas trouve !


a bientot raissa



bouchra 04/05/2010 22:28



j'éspère que vous vous santez très bien  bonne soirée



Viviane 04/05/2010 21:30



Je n'aime pas vraiment la vitesse, elle me stresse!
Aujourd'hui c'était une journée incroyable, beaucoup de neige et du froid bien entendu, pour que le tableau soit un peu plus noir... pas d'électricité de toute la journée!
Passe une bonne soirée
Un bisou amical.
Viviane



khalid 04/05/2010 19:57



bonsoir, tres bien !!!!!!!!


je te dit bonne sirée..